Video: Interview with Jane Gilloly – Suitcase of Love and Shame

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One of the year’s most beautiful films about tragic love has no images of individual people. Using audio recordings made by an adulterous couple in repressed 1960s America, director Jane Gillooly reconstructs the key moments in a doomed relationship. Instead of a distancing effect, the use of audio as the main source of narrative material gives the film an exceptionally intimate feel. By turns funny, pathetic and sometimes even coarse and deeply erotic, the couple’s confessions of forbidden love have incredible evocative power that forces us to question our role as voyeurs and ponder the fate of those who, to this day, due to social pressures, have no choice but to live double lives.

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L’un des plus beaux films d’amour tragique de l’année ne comporte pas une seule image d’individus. À partir des enregistrements sonores effectués par un couple adultère dans l’Amérique puritaine des années 1960, la cinéaste Jane Gillooly s’attache à reconstituer les étapes marquantes d’une relation sans lendemain. Loin de créer une distanciation, la mise de l’avant du son comme principale source narrative donne au film un ton intimiste rarement atteint. Amusantes, pathétiques, parfois même très crues et profondément érotiques, ces confessions d’un amour interdit possèdent un pouvoir d’évocation unique qui nous invite à nous interroger sur notre rôle de voyeur et sur le sort toujours actuel de ceux qui, sous le poids des pressions sociales, n’ont d’autre choix que de mener des doubles vies.