Vidéo: Entrevue avec Laura Bari – Ariel

Dans son premier film, Antoine, Laura Bari explorait le monde à travers les « yeux » d’un petit garçon aveugle. Elle poursuit avec Ariel un cinéma impressionniste et onirique qui témoigne des perceptions singulières d’individus aux corps différents. Ariel est un homme hanté : hanté par le souvenir de ses jambes, qu’il a perdues dans un accident de machine à l’âge de 33 ans; habité par la quête chimérique d’inventer et de construire ses propres prothèses, qui lui permettront de marcher à nouveau. La cinéaste a filmé les 10 années de lutte et de transformation de celui qui est aussi son frère. Le cinéma direct rejoint la poésie, le conte et la musique pour composer le récit métaphorique d’un destin assombri, racheté par la lumière de l’imaginaire.

___

In her first film, Antoine, Laura Bari explored the world from the perspective of a blind boy. Ariel continues her impressionistic, ethereal approach to film as it delves into the unique perceptions of people with unusual bodies. Ariel is a man haunted by the memory of his legs, lost in a mechanical accident when he was 33. He is consumed with a quest to design and build his own prostheses so that he can walk again. Ariel is Laura Bari’s brother, and she filmed his ten years of struggle and transformation. Direct cinema meets poetry, storytelling and music, and a metaphorical story emerges: a dark fate redeemed by the brilliance of imagination.