Le choix de Jia Zhang-ke: « El cielo Gira » de Mercedes Álvarez

Le cinéaste chinois Jia Zhang-ke, figure majeure du cinéma contemporain, nous présente pour les 15 ans, 15 coups de coeur le film espagnol El cielo gira de Mercedes Álvarez.

    

I first saw The Sky Turns at Cinéma du Réel in Paris. The film reminds me of villages I have visited in China. The village seen in this film is falling into ruin, its images of empty houses and forgotten people reminiscent of other parts of the world. The director combines history and present-day reality, sending the message that one of documentary cinema’s roles is to expose life’s hardships. I particularly enjoy the film’s poetic storytelling; its images of windmills are especially memorable.

Jia Zhang-ke

J’ai découvert Le ciel tourne pour la première fois au festival Cinéma du Réel, à Paris. Le film m’a rappelé les villages que j’avais traversé en Chine. Le village où se déroule le film tombe en ruines, et ces visions de maisons abandonnées et de populations laissées pour compte ne peuvent qu’évoquer d’autres images du reste du monde. Le cinéaste mêle histoire et réalité contemporaine, nous suggérant que l’une des missions du cinéma documentaire est de révéler les souffrances de l’existence humaine. J’ai particulièrement aimé la dimension poétique qui porte le récit, et les plans sur les éoliennes sont notamment restées gravés dans mon esprit…  (Jia Zhang-ke)