Le Centre des Rosiers (2010)

Point central de La République Marseille : les Marseillais. Anciennes réfugiées qui ont fuit l’Espagne au moment de la Guerre Civile, jeunes immigrés, animateurs au centre social, stagiaire du centre des Rosiers : tous vivent au sein de la cité des rosiers et se livrent devant la caméra de Denis Gheerbrant. On ne l’entend que très peu, il sait laisser parler ses interlocuteurs sans être intrusif. Au milieu de ces grands ensembles des années 50, le centre social des Rosiers représente un point névralgique du quartier.

Cette association cherche à mener un projet éducatif afin que les jeunes ne soient pas pris en charge par la rue car « les rues n’ont jamais bien éduqué quelqu’un ». Comme le dit un des éducateurs du centre : les enfants en difficultés sont pris en charge par la délinquance alors que c’est la société qui devrait jouer ce rôle. Le centre est là notamment pour tenter de pallier à ce « délitement » lorsque dans le collège du quartier, on compte trois enfants sur quatre qui ont un de leurs parents au chômage. La précarité est donc le lot quotidien de la plupart des habitants de la cité des Rosiers mais ensemble ils essaient d’aller de l’avant, ils apprennent à parler français pour ceux qui le connaissent mal, à rédiger leur CV pour ceux qui sont à la recherche d’un emploi, à pratiquer un sport comme le judo pour ceux qui ont besoin de s’investir dans une activité sportive etc. Ils veulent lutter contre l’image de « cité-poubelle » dont souffre le quartier. Même si le centre des Rosiers trace un trait d’union entre les habitants de la cité, comme le dit l’un d’entre eux, inéluctablement ils sont attachés à elle : « ce qu’on veut c’est en sortir […] et à la fin on se rend compte que tous les chemins mènent à la cité ».

AA

Le Centre des Rosiers sera projeté le 17 novembre 2010 à 18h à la Cinémathèque québécoise.

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