La Totalité du monde

« Retenir la totalité du monde » : ces paroles d’un ancien O.S. (ouvrier spécialisé) pourraient bien être celles du réalisateur à l’égard de son « œuvre-puzzle » sur la ville de Marseille. Denis Gheerbrant part à la rencontre de « la totalité d’un monde », d’une ville et de ses habitants qui participent à la construction de son identité. Dans ce court-métrage, comme dans Les Quais, l’univers des dockers qui travaillent dans le port autonome de Marseille est raconté par un ancien journalier. Sous la forme d’un dialogue avec le cinéaste, il livre ses impressions sur son parcours et cet univers « déstructurant » où les travailleurs sont souvent « perdus, presque déjà morts » contrairement aux ouvriers de l’usine qui, eux, ont « presque un futur ». Face à ce « monde un peu dur, un peu perdu » comme il le décrit, il s’est finalement tourné vers la peinture. Une quête d’adolescent qui lui permet de s’émanciper de l’univers familial.

AA

La Totalité du monde sera projeté le 17 novembre 2010 à 18h à la Cinémathèque québécoise.

Une réflexion au sujet de « La Totalité du monde »

  1. Ping : Une vie de quartiers face à un monde qui change « Le blogue des RIDM — 13e édition, 10-21/11/2010