Albert’s Winter ou le paysage intérieur et neigeux d’un petit garçon

Albert’s Winter est un de mes films préféré, tout simplement. Il est beau, car toute l’ambiance de ce film est comme teintée de nuances hivernales mélancoliques et douces, comme l’est ce petit garçon prénommé Albert, qu’on suit de très proche, à sa hauteur, et dont on partage l’intimité calmement, comme un membre de la famille compatissant. Albert en a trop sur le cœur pour se soucier directement de la caméra qui le filme dans sa maison, par contre, ce pourquoi sans doute on le voit si bien évoluer, sans retenue. C’est que sa mère souffre d’un cancer et il ne sait pas comment réagir, en réalité, lorsqu’il caresse sa perruque au lieu de ses cheveux ou quand on lui dit qu’elle doit rester une semaine de plus à l’hôpital… Elle devrait pourtant revenir à la maison, puisqu’elle lui dit qu’elle l’aime, se dit-il, à la fois conscient et inconscient, selon les perspectives, du véritable drame affectant sa famille. Albert est timide et replié sur lui-même, mais sensible et intelligent, et l’espace d’une trentaine de minutes, on découvre et ressent tout son univers intérieur, pareil à l’hiver… Un superbe film, présenté avec Regretters, qui promet lui aussi (La Presse lui a consacré récemment deux pages spéciales dans son cahier Cinéma!).

Albert’s Winter, 16 novembre au cinéma Parallèle et le 21 à la Cinémathèque.

MB