Marseille dans ses replis

Les « replis » de Marseille sont loin de l’image carte postale que l’on peut avoir de la ville au bord de la Méditerranée. Denis Gheerbrant esquisse ici un portrait d’une « partie de la ville ignorée » : un couple dont le fils a 23 ans et dort chez sa tante depuis plusieurs années car la maison est trop petite pour qu’il puisse vivre chez ses parents. Une famille avec deux garçons qui vit dans des conditions insalubres, la moisissure gangrène les plafonds et les murs à tel point que la mère a honte de laisser le réalisateur filmer cette misère. Un bistrot populaire où tous se côtoient : « Vive les Kabyles ! Vive le peuple ! C’est international ici. » Un ancien toxicomane qui a perdu sa sœur d’overdose et sa femme du sida la même année, en 1992. Des jeunes dont les parents sont nés en Algérie et qui ont grandis dans les quartiers Nord : « On dit que c’est défavorisé mais c’est pas vrai. On a tous le bac. […] Y a un brassage ethnique et social. » Roger un entraîneur de boxe. Kader, le routier du quartier, des jeunes filles en pleine adolescence, des ouvriers  etc. Tous ont en eux l’ici et l’ailleurs.

AA

Marseille dans ses replis sera projeté le 18 novembre 2010 à 20h à la Cinémathèque québécoise.

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